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Le Limbourg méridional néerlandais est l’endroit où est née l’inspiration de Schmets. C’est dans cette région située à l’extrémité sud des Pays-Bas que Ronald Schmets a fréquenté l’école catholique de garçons abritée dans un ancien couvent construit en pierre marneuse.
Tous les écoliers se rendaient chaque dimanche fidèlement à l’église. Les gravures et images religieuses ont fortement impressionné le jeune Schmets. Ce qui l’a frappé, c’était le contraste que formaient les représentations de Jésus et celles de Marie. Alors que le fils de Dieu était souvent représenté dans sa nudité presque érotique, sa mère, était représentée couverte jusqu’au cou avec un regard d’ultime sérénité. ‘Plus tard, quand je serai grand, j’inverserai les rôles’, a-t-il pensé.
Tout comme dans la tradition des grands peintres de la Renaissance, les femmes célestes, drapées de voiles flottants, constituent les personnages principaux de son œuvre. Elles sont toujours entourées de références religieuses et symboles religieux. À la fois vierges, amantes et mères, les femmes détiennent une force que les hommes ne pourront jamais s’approprier. Ce thème revient chaque fois dans son œuvre : les femmes saintes d’autrefois. Des images de femmes composées avec respect. Des femmes au rayonnement serein et paisible.
Dans la nouvelle série de Schmets, FEMINA SANCTA, la vénération des femmes saintes occupe une place primordiale. Marie Madeleine, Jeanne d’Arc, Sainte Thérèse, Bernadette de Lourdes ; toutes sont représentées dans le style renaissance 2008 à l’imitation des grands peintres tels que Botticelli, Rubens, Bouguereau, Waterhouse et Klimt.
Schmets dessine et peint depuis l’âge de quatre ans. Il vendit sa toute première peinture à l’âge de douze ans. À quatorze ans, il reçoit un vieil appareil photo de la marque Zenith ; de ce cadeau naîtra son amour de la photographie. Il est encore l’un des plus jeunes lorsqu’il fait ses débuts à l’école royale des Beaux-Arts de La Haye. En tant que concepteur graphique, il peut combiner ses passions– la photographie, la conception et la peinture –. Il suit une courte formation complémentaire de photographie à St. Joost Academie de Breda.
‘L’homme véritable et son environnement’ occupent une place prépondérante dans les premiers reportages de Schmets. Toutefois, la photographie commerciale et publicitaire pour de grandes agences publicitaires et de design lui fait vite un clin d’œil. Schmets travaille pour des clients réputés tels que Fortis, Connexxion et le Service des Impôts. La créativité ne le lâche pourtant pas d’une semelle. Le résultat : Nieuwe Ikonen (Nouvelles Icones), une série d’œuvres combinant à merveille la photographie et la peinture.
Depuis deux ans, la peinture a fait place à l’ordinateur avec lequel Schmets obtient les mêmes résultats. En tant que régisseur et photographe, il dirige son équipe à cinq têtes composée d’un producteur, d’un assistent, d’un styliste, d’un visagiste et d’un traiteur d’images digital professionnel. Ses idées prennent naissance sur son carnet de croquis. Un rapide dessin au crayon se métamorphose en une image se composant parfois de 35 photos différentes. Les modèles qu’il utilise se composent parfois même de trois photos différentes se rapprochant le plus de l’archétype souhaité de la femme. Schmets photographie en premier le décor. Il harmonise ensuite l’éclairage des modèles et les accessoires avec ce décor. Il imprime l’image sur du papier métallique, une technique alliant l’impression digitale et le bain de développement. L’impression est enfin collée sur dibont et coulée dans la résine artificielle à trois couches qui forme pour ainsi dire un voile transparent sur l’impression. Cette méthode de travail permet à Schmets de donner à chaque image son rayonnement caractéristique.